100 000 visiteurs au musée Soulages
100 000 visiteurs au musée Soulages

100 000 entrées au musée Soulages !
La presse locale n’a pas manqué de nous informer de ce succès de l’été ruthénois. Mais voilà qu’à 7 euros le prix du billet d’entrée des trois musées, cela devrait nous donner un résultat de : 700.000 euros.
Or, sans vouloir chipoter, ce résultat n’est pas à l’arrivée.
La billetterie officiellement annoncée chute à : 417.000 euros…
Alors, selon notre calcul, c’est tout simple !
Il n’y a eu que : 59.571 entrées payantes et… 40.429 entrées gratuites. On a frôlé la « moitié – moitié ».
En revanche, la « Boutique » a réalisé une chiffre d’affaire de : 329.575 euros et talonne les entrées à : 87.425 euros. A se demander presque, si la gratuité de l’entrée ne devrait pas être généralisée, afin de « booster » la « Boutique ».
En outre n’oublions pas, comme nous l’écrivons plus haut, que les 7 euros du prix du billet d’entrée donnent aussi droit à l’entrée gratuite des deux autres musées de la ville : Denys Puech et Fenaille.
Soit évidemment un certain manque à gagner pour eux, tout comme d’ailleurs selon le principe des vases communicants… dans un sens comme dans l’autre, pour le chiffre d’affaire du musée Soulages qu’il faut alors revoir à la baisse.
Je sais, on va nous rétorquer que nous cherchons la « petite bête » ou des « poils sur les œufs ».
Il n’est nullement question de cela, mais simplement de saine gestion comme dans toute économie capitaliste… et culturelle aussi !
En cette fin du mois d’août, vous comprendrez aisément que ce chiffre des 100.000 visiteurs a de la peine à nous aveugler, sous un ciel estival trop souvent gris, très favorable pourtant à la visite des musées.
Et si nous osons espérer 200.000 visiteurs pour la fin de l’année, nous souhaiterions qu’ils s’acquittent tous du prix du billet d’entrée et qu’ils cotisent du côté de la « Boutique » pour nous aider à régler la dépense, sans oublier les frais d’entretien et de personnel des… trois musées ruthénois, toujours selon le principe des vases communicants.
Autre élément de comparaison dont on peut tenir compte, c’est le nombre de visiteurs : 130.000, de la première année d’ouverture du Palais de la Berbie, à Albi, après le classement la cité épiscopale par l’Unesco, en Août 2010.
Un Palais qui, ne l’oublions pas, depuis 1901 abrite le musée Toulouse Lautrec, et qui de ce fait n’est pas d’une grande nouveauté, ni dans son architecture, ni dans ses collections… 130.000 visiteurs qui sont devenus 100.000 trois ans plus tard. Et parmi eux, combien sont-ils à avoir bénéficié de la « gratuité » ?
Et dans trois ans, le prix du billet d’entrée au musée Soulages sera-t-il définitivement gratuit et ne servira-t-il qu’à comptabiliser le nombre des visiteurs ?
Une fois de plus la « com’ » n’a rien à voir avec « l’info ».
Les fameux 100.000 visiteurs n’ont plus tout à fait les mêmes têtes. En tout cas pas celles que le conservateur du musée voulait leur mettre sur les épaules.

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